Le crime du comte Neville d’Amélie Nothomb

Résumé : Une jeune châtelaine mal dans sa peau, cherche à se faire assassiner par son père, pour aider ce dernier à réaliser sans dommages la prédiction d’une voyante rencontrée à l’issue d’une fugue qui n’en est pas une.

Dans ma PAL, traînait ce livre d’Amélie Nothomb (auteure belge assez renommée) depuis quelque temps déjà, et je me suis dit : « après avoir lu de la littérature française, américaine, anglaise et allemande, pourquoi pas tester de la littérature belge ? ». Et le fait qu’il me fallait un livre pas trop imposant pour le boulot, quand il n’y avait pas de visiteurs, je me suis dit que je ferai d’une pierre deux coups ! 😉

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre au niveau de l’histoire, vu qu’il n’y avait pas de réel résumé officiel, et le fait qu’on l’avait prévenu que l’auteure avait un style particulier. Mais, n’ayant jamais peur de faire de nouvelles expériences littéraires, et que le peu de ce que je savais de l’histoire m’avait attiré, je partais confiante dans cette lecture. ^^

Amélie Nothomb a une grande base de fans, mais aussi de détracteurs. De quel côté, je me situe ? Hélas, je vais devoir répondre que je fais partie de ses détracteurs (peut-être pas jusque-là, mais vous voyiez l’idée), car elle ne m’a pas du TOUT convaincu avec ce roman… Au point, d’être sûr que je n’en lirais pas d’autres !

Je peux comprendre les personnes qui aiment ses romans, mais moi, je n’adhère pas à son univers assez loufoque ! Pourtant, c’est le genre de chose qui ne me gêne pas habituellement, mais ici, j’ai eu l’impression que ça n’avait ni queue, ni tête ! C’est dommage, car le fond de l’histoire avait de bonnes choses à donner, si cela avait été traité d’une autre manière.

Dans cette histoire, on suit donc le comte de Neville qui vient récupérer sa plus jeune fille, qui avait apparemment fugué, chez une voyante. Celle-ci lui prédit alors, qu’il va tuer un de ses invités lors de sa prochaine fête chez lui. Il va alors tout faire pour éviter ça, et ayant peur que cela arrive quand même, il commence à penser à choisir et a comment, il va assassiner un de ses invités… Avant que sa propre fille ne s’en mêle… Rien qu’avec ce petit résumé que je vous ai fait, vous pouvez déjà vous mettre dans l’ambiance… Quoique, au vu de ce que l’auteure à fait de ses personnages, il faut savoir que le roman est plus comique qu’autre chose ! Si vous pensiez (comme moi) que ça allait être une histoire un minimum sérieuse, sombre et avec du mystère, passé votre chemin, il n’y a rien de tout ça !

L’univers du roman est complètement déjanté, avec des personnages à côté de leurs pompes et une histoire abracadabrantesque ! Pourtant, il y a certains détails qui était intéressants, comme voir la folie et le doute gagné le comte, le mal de vivre de sa fille cadette, la relation entre ses enfants… Mais tout cela est masqué par la tournure de l’histoire et son côté « à côté de la plaque ». Et le fait que le roman soit très court n’aide pas ! Je ne dis pas que j’aurais voulu plus de pages, au vu de comment j’ai vécu ma lecture, mais pour les quelques point positifs que j’ai souligné, ça aurait pu être intéressant et me faire apprécier un peu plus l’histoire, dont l’intrigue principale ne m’a pas du tout convaincu dans son ensemble !

Bilan : Voici un livre que soit vous allez adorer ou détester ! Pour ma part, si les quelques points positifs avaient été plus développés et que l’histoire principale n’était pas partie aussi loin dans le loufoque, j’aurais pu apprécier un minimum le récit. Mais là, ni l’univers particulier, ni les personnages d’Amélie Nothomb ne m’ont touchée. Du début à la fin, j’ai trouvé ça trop exagéré et poussif, et dans un livre aussi court, ça donne une indigestion littéraire ! ^^ Je pense que seul les fans d’Amélie Nothomb peuvent apprécier ce roman, ainsi que les personnes qui aiment les histoires déjantés, loufoques et absurdes à grosse dose. Mais pour moi, la pilule n’est pas passée et ça ne me donne pas envie de retenter l’expérience avec cette auteure. Dommage, car il y avait de bonnes idées à la base et que le résumé m’avait bien intriguée. Une grande déception pour ma part.

Nombre de pages : 135 pages

Note 4,5/10

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Citation de ce livre (ATTENTION, risque de SPOILER sur la lecture, vous êtes prévenus !) :

Mais la formule d’Aucassin regorgeait d’ambiguïtés : où cessaient les droits, où commençaient les devoirs ? C’est parce qu’elle n’avait pas eu droit à une nourriture suffisante, à une température acceptable et à une consultation médicale que Louise était morte ; c’est parce que le petit frère était noble qu’il avait eu le devoir de perdre sa grande sœur.

 

 

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